Art Tribal Africain


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Art Tribal Africain

Statue Metoko Kakungu

Ex-collection art tribal africain belge.
Cette statue africaine, stylisée, établie sur des pieds massifs, est gravée de rainures parallèles alternées représentant les cicatrices chéloïdiennes, également associées au statut du personnage, un digne vieillard ayant été victime de sorcellerie, kakungu. Les pupilles exorbitées, saillantes au centre de larges orbites, lui confèrent en effet un regard halluciné. De l'argile blanche a été frottée au creux des sillons, des pigments indigo sur l'envers, conférant une patine claire, grisée, à la sculpture. Manques et abrasions, longues fissures de dessication, patine d'usage veloutée. Statue cultuelle Kakungu appartenant aux Metoko et Lengola, peuples de la forêt primaire dédiées au culte d'un Dieu unique, monothéisme rare en Afrique. Leur société comprenant trois grades, le Bukota, structurait la vie quotidienne et accueillait à la fois des hommes et des femmes. Elle représente l'équivalent de l'association Bwami des Lega. Les sculptures jouaient un rôle au cours des cérémonies d'initiation, et étaient ensuite placées sur la tombe des initiés de grade élevé. Kakungu tout particulièrement était entouré d'autres objets sculptés en rapport avec les rites initiatiques et la circoncision. Chacune de ces figures disposait d'un nom, à l'instar des traditions lega.

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Cimier Ogbom Eket

Collection art tribal africain J. Putteneers.

Ce cimier de danse anthropomorphe est doté d'un visage surmontant un corps stylisé composé de d'arcs de cercle superposés ancrés sur un pied conique. Décoré de losanges en champlevé dont les couleurs autrefois contrastées ne conservent qu'à peine leur pigmentation polychrome, il demeure extraordinairement expressif grâce à un visage concave dans lesquelles les paupières bombées sont modestement baissées . Ce masque était utilisé lors des cérémonies de l'Ogbom. Epaisse patine mate croûteuse. Fissures de dessiccation.
Les Eket forment un sous-groupe de l'ethnie Ibibio réputée pour ses masques expressifs. Ces cimiers Ogbom comptent parmi les pièces les plus conceptuelles de l'art africain et se rattachent aux expressions les plus modernistes de l'ancienne statuaire Eket. Il s'agit de masques ajourés dotés d'une patine croûteuse et surplombés d'une tête humaine. Il est à noter que ces masques peuvent être féminins ou masculins.

Art Tribal Africain

Porteuse de coupe Yoruba

Ex-collection art tribal africain portugaise.

Les porteuses de coupe dans l'art africain traditionnel du Nigéria. La prêtresse aux attributs féminins et masculins, les joues marquées des scarifications en trois griffes verticales "kpélé", est à genoux et supporte une coupe destinée aux offrandes ou à la divination. Elle brandit un sceptre et un hochet de danse. Singularité, la coupe ornées des visages d'Orunmila n'est pas creuse et a pu faire office de plateau. La religion yoruba s'appuie sur des sculptures artistiques dotées de messages codés ( aroko ). Ces esprits sont censés intercéder auprès du dieu suprême Olodumare .
Patine croûteuse . Pastillage polychrome mat. Fissures de dessication et abrasions.
Au sein du panthéon Yoruba, Orunmila est la divinité "orisa" que l'on consulte en cas de problème par le biais de la divination ifà grâce au devin babalawo ( iyanifà pour une femme). La figure agenouillée incarnerait Esu ou Elegba , messager divin qui unit les orisa aux hommes.
Les royaumes d' Oyo et Ijebu sont nés suite à la disparition de la civilisation Ifé et sont toujours à la base de la structure politique des Yoruba. Les Oyo créèrent deux cultes centrés sur les sociétés Egungun et Sango, toujours actives, qui vénèrent leurs dieux, les Orisa, à travers des cérémonies faisant appel à des masques, statuettes, sceptres et supports de divination. (source : "Yoruba", B.Lawal, 5 continents)




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