Art Tribal Africain


Découvrez l'Art Tribal Africain


Nombreux sont les passionnés d’art tribal africain : simples curieux, collectionneurs, artistes ou galeristes, tous sont mués d’un même attrait pour cet art. Mystique et poétique, il retient l’attention d’un large public. En effet, le marché de l’art tribal africain est, aujourd’hui, florissant. Bien que de nombreux débats et controverses entourent ce milieu, sa reconnaissance n’est plus à prouver.

Pourquoi un site sur l’Art Tribal Africain ?


Si le marché de l’art tribal africain connaît un succès retentissant, cet art n’en est pas moins profondément méconnu. Qu’entend-on par art tribal ? Qu’est-ce qui différencie l’art africain traditionnel de l’art tribal africain ? Quelles sont les règles de ce marché ? Sur le site art tribal africain, vous trouverez toutes les réponses à vos questions. L’art tribal africain n’aura, ainsi, plus de secret pour vous.

Des articles approfondis et des sources fiables


Sur le site d'art tribal africain, nous publions des articles approfondis sur différents aspects de cet art. Nous nous efforçons de proposer des articles de qualité, issus de sources universitaires, fiables et vérifiées. Informez-vous de la meilleure manière sur l’art tribal africain en consultant le contenu de notre site, mis à jour régulièrement. Nos articles sont publiés de façon ponctuelle, afin de demeurer le plus qualitatif possible.

Art Tribal Africain

Figure de reine Bambara Guandoudou

Ex-collection art africain française.
Art tribal africain royal Bambara.
La figure féminine au visage anguleux, austère, arbore une poitrine conique "en obus". Toujours représentée assise, elle présente la coiffure distinctive des Bambara, une crête et deux nattes latérales. Le pied gauche légèrement plus court que le droit est supporté par des coussinets. Belle patine brune satinée, incrustée de résidus ocrés.
Ces statues féminines , ou reines Bambara , Guandoudou , Gwandusu associées à la fertilité et à la fécondité, étaient entourées de statues représentant leurs serviteurs, présentant des coupes à offrandes ou soutenant leur poitrine. Les forgerons de la société Dyo , Djo ou Do , les utilisaient tous les sept ans au cours du rituel de fécondité. Les femmes infécondes devaient alors sacrifier un volatile, laver les figures au moyen d'un savon d'arachide, segue, puis les oindre d'huile de karité. Elles les paraient également de colliers afin d'activer leur puissance magique.

On retrouve les Bambara ou Bamana au Mali central et méridional. Ce nom signifie "incroyant" et leur a été donné par l'Islam. Ils appartiennent au grand groupe Mande, comme les Soninke et les Malinke. Ils croient à l'existence d'un dieu créateur génériquement appelé Ngala, qui a 266 attributs sacrés. Un, par chaque jour des 9 mois lunaires qui dure la gestation d'un enfant. Ngala maintient l'ordre à l'univers. Son existence coexiste avec un autre dieu androgyne appelé Faro, qui a donné toutes les qualités aux hommes et qui fait pousser les fruits de la terre.

Art Tribal Africain

Masque Dogon à lame

Ex-collection art tribal africain belge
Surmonté d'une haute crête plate ce masque africain Dogon constitue l'une des nombreuses variations stylistiques des masques dogon, icônes de l'art tribal dogon. Des traits anguleux, des yeux évidés en triangle, de fines lèvres saillantes, et une excroissance prolongeant le nez, caractérisent ce masque taillé dans un bois dense, doté d'une surface granuleuse.
Patine polychrome croûteuse localement écaillée.
Les Dogon constituent un peuple renommé pour leur cosmogonie, leur ésotérisme, leurs mythes et légendes. Leur population est estimée à environ 300 000 âmes vivant au sud-ouest de la boucle du Niger dans la région de Mopti au Mali (Bandiagara, Koro, Banka), près de Douentza et une partie du Nord du Burkina (nord-ouest de Ouahigouya). Les villages sont souvent perchés au sommet des éboulis au flan des collines, selon une architecture unique. L’histoire des migrations et des installations des Dogon (une dizaine de groupes principaux, une quinzaine de langues différentes), porte sur plusieurs hypothèses. Pour certains historiens, les Dogon auraient fui d’une zone située à l’ouest de leur emplacement actuel, suite à une agression. Plus de quatre-vingt types de masques africains sont répertoriés chez les Dogon, dont les plus connus sont les Kanaga, Sirigé, Satimbé, Walu. La plupart d'entre eux sont utilisés par les initiés circoncis de la société Awa, au cours de cérémonies funéraires. L' Awa désigne les masques, leurs costumes, et l'ensemble des Dogons au service des masques. Certains évoquent des animaux, en référence à la riche cosmogonie et mythologie de l'art africain dogon. Le "nyama", force vitale du masque, est activé par différents rituels afin de développer tout le potentiel magique de l'objet.

Art Tribal Africain

Figure de calao Baga a-bamp polychrome

Collection art tribal africain française.
Se distinguant par ses formes arquées, et notamment le galbe d'un long cou se prolongeant d'un bec fuselé, ce dernier venant s'appuyer sur un poitrail rebondi, cet oiseau sculpté s'élève d'une base érodée. Il s' agrémente de motifs polychromes contrastés, abrasés et patinés par les années.
Mêlés aux Nalu et aux Landuman, les Baga vivent le long des côtes de la Guinée-Bissau dans des régions de marécages inondées six mois par an. Ils croient en un dieu créateur appelé Nagu, Naku, qu'ils ne représentent pas, et qui est accompagné d'un esprit masculin dont l'un des noms est Somtup , figuré par une grand cage couverte de raphia dont le sommet est une tête d'oiseau. Un autre esprit adopte une forme de serpent, le bansonyi , chef des initiés des classes to-lom . Chaque famille possède, parmi une variété d'objets consacrés , un autel sous forme d'une figure composite d'oiseau et d'humain, a-tshöl ou elek . D'autres coiffes mettent en scène l'oiseau, dont le masque a-nok ou encore la sculpture d'oiseau a-bemp ou a-bamp , présente lors du rituel d'initiation. Elle apparaît désormais lors de festivités profanes.
Après l'abandon des rites suite à l'islamisation puis à la colonisation, les Baga cherchent aujourd'hui à faire revivre leurs traditions au moyen de cérémonies festives utilisant les masques. Nombreuses érosions, fissures de dessication.
Ref. : "L'oiseau dans l'art de l'Afrique de l'Ouest" F.Ndiaye et G. Massa - Ed. Sepia.




3d8b6aa1-5ed5-4a4a-8c9c-24a81907d6a0 http://www.art-tribal-africain.fr/default.aspx