Art Tribal Africain


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Art Tribal Africain

Fétiche Fon Boccio, Botchio

Collection art tribal africain belge.
Cette puissante sentinelle édifiée contre le mauvais sort affiche une physionomie concentrée, bouche serrée, yeux clos. Figurant une femme aux épaules étroites et aux membres inférieurs trapus, les mains placées sur l'abdomen, elle semble réunir toute l'énergie nécessaire à son rôle de gardien. Patine sombre satinée. Ce botchio (de bo : "maléfice" en fon, et tchio , "cadavre") dressé au sommet d'un poteau était érigé à l'entrée du village ou d'une maison afin d'en éloigner toute menace, physique ou spirituelle. Certains d'entre eux revêtaient des formes minimalistes, à peine ébauchées autour d'un tronc central. La multitude des dieux fon (les vodun), similaires à ceux des Yoruba sous des noms différents, est représentée par des fétiches de toutes formes et de toute nature. On retrouve leurs sanctuaires au Togo, au Dahomey, et dans l'Ouest du Nigéria. Des statuettes incarnant les legba , protecteurs du foyer, leur sont souvent adjointes. Les fidèles leur administrent des offrandes et libations quotidiennes, censées activer leur puissance.

Art Tribal Africain

Maternité Idoma Anjenu

Ex-collection art tribal africain belge.
Figure d'autel nommée anjenu, cette sculpture de maternité est rehaussée d'une patine alternant de l'ocre jaune, du kaolin, et un noir mat. Le visage blanchi rappelle les masques igbo/idoma dont la bouche dévoile des dents taillées. Ces statues sont fréquemment disposées près du corps du défunt au cours des cérémonies de deuil. Elles sont associées à un culte, très répandu chez les Idoma animistes de même que chez les Igala et les Yoruba du Sud, censé favoriser la fertilité des femmes et protéger leur descendance. Ces statues qui bénéficiaient d'offrandes étaient conservées dans des sanctuaires. Les Idoma habitent au confluent de la Bénué et du Niger. Au nombre de 500 000, ce sont des agriculteurs et des commerçants. On trouve dans leur art et leurs coutumes des influences Igbo, de la Cross River et Igala et il est souvent difficile de les distinguer de leurs voisins. Les membres de lignage royal de leur société oglinye, glorifiant le courage, utilisent des masques et des cimiers au cours des funérailles et des festivités. Ils produisent également des statues de fécondité au visage blanchi et exhibant des dents incisées. Les cimiers janiformes sont exhibés généralement aux funérailles de notables. Les membres de la société masculine Kwompten , quant à eux, utilisaient des statues nommées goemai dans le cadre de rituels de guérison. Source : " Art tribal d'Afrique noire " Bacquart , ed. Assouline ; "Arts de la vallée de la Bénoué" ed. Somogy.

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Statue féminine Temne Sierra Leone

Collection art tribal africain française.
Cette sculpture de femme présentée debout sur une base circulaire, les mains positionnées de part et d'autre d'un abdomen légèrement arrondi, offre une image évocatrice de fécondité. Le buste est menu, et des muscles se dessinent sur les jambes trapues. Elle arbore pour parure un collier de perles anciennes, un pagne, et des scarifications corporelles. Patine mate abrasée. Légères fissures et manques à la base. Ce type de statues africaines  appartenait à la société de femmes Temne, nommée Bundu. Les Mendé voisins disposaient d'effigies similaires. Ces dernières étaient utilisées au cours de rites curatifs pour les transgresseurs des règles édictées par la société Sandé. Patine mate abrasée. Les Temné se sont organisés en chefferies dirigées par un chef suprême. La société ragbenle ou mneke, responsable de la fertilité, intervenait au décès du chef. L'association bundu , quant à elle, préparait les jeunes filles à leur vie adulte. Les Temne et les Bullom ont réalisé quantité d' ivoires "afro-portugais" suite aux commandes européennes. Ils sont aussi connus pour les "nomoli", petites sculptures en stéatite.




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